HOLZ – Olivier Deprez et Roby Comblain

La revue HOLZ est un espace de dialogue entre le document et l’abstraction, entre la narration et l’absence de narration, entre l’image et le texte, entre la couleur et le noir et blanc, entre la transparence et l'opacité, entre la plasticité et l’iconicité, entre le geste de la gravure et le geste de la lecture. La revue est énumération. D’abord ceci ensuite cela. La revue HOLZ#1 met l'accent sur la liaison entre les images, entre les figures et l'abstraction par le biais du concept d'air de famille proposé par le philosophe Wittgenstein. La revue HOLZ#2 se focalise sur la revue comme habitat et le lecteur comme habitant potentiel en se référant notamment à l'architecture de Louis I Kahn.
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Le projet

Revue ++++ //.
# 1. Xylogravure \\ Papier Japon RK15 10 gr. \\ Format 60.4 x 49.6 \\ Couverture +20 Pages // Encre Noir de Luxe C – Encre Rosso Ardente – Charbonnel \\.
Olivier Deprez /// Roby Comblain //. 2019//550€

# 2. Xylogravure \\ Papier Japon RK15 10 gr. \\ Format 60.4 x 49.6 \\ Couverture & dos de couverture + 28 Pages // Encre Noir de Luxe C – Encre Giallo scuro – Charbonnel \\. Olivier Deprez /// Roby Comblain //. 2020.// vendu 590 euro en prévente et 650 euro après sa sortie.

!!! 25% de réduction sur la revue #1 et #2 jusqu’au 25 aout

 

 

HOLZ, en allemand, signifie bois. Le bois, et plus précisément la gravure sur bois, a été le prétexte de la rencontre artistique et amicale entre Roby Comblain, scénographe, et Olivier Deprez, bédéiste. Ensemble, ils ont monté l’exposition WREK NOT WORK qui s’est tenue à la Bibliotheca Wittockiana de l’automne 2019 jusqu’à la moitié de l’hiver 2020. C’est dans la foulée de cette expérience que s’est formalisée la revue HOLZ.

Sur le plan de l’économie, la revue opte pour un tirage limité à dix exemplaires. La diffusion dans l’espace virtuel se fait via ce blog et la plateforme solidaire du Livre à venir. La diffusion dans la vie réelle se fait via le bouche à oreille et ponctuellement via la participation à quelques foires d’art dûment choisies.

HOLZ est un dialogue entre deux usages sans concession de la gravure sur bois. On a d’une part, les impressions de Roby Comblain résolument abstraites et d’autre part les bois gravés figuratifs d’Olivier Deprez. Par le biais des bois gravés de Comblain, la spatialité, le rythme et la plasticité sont convoqués. Par le biais des bois gravés de Deprez, qui n’en convoquent pas moins ces aspects, ce sont aussi des éclats d’histoire qui animent la revue. Il ne s’agit pas de n’importe quelle histoire puisque le second numéro de la revue s’est articulé autour de l’architecture de Louis I Kahn et des jeux des enfants berlinois des années cinquante décrits par Hanns Zischler dans son livre Berlin est trop grand pour Berlin. La pratique artistique se réfléchit donc ici, entre autres, par le prisme de ses filiations revendiquées et la littéralité de l’abstraction.

La revue HOLZ#1 est imprimée en rouge et en noir sur un papier japonais 10g. Légèreté et transparence façonnent la lecture de la revue. La transparence tend à modifier le sens des pages au fur et à mesure qu’on les tourne car les pages se modifient visuellement selon le jeu des superpositions. La légèreté des pages transforme le geste ordinaire de la lecture en un geste qui oscille entre la chorégraphie, la performance et le rituel.

Dans ce mouvement inhérent à sa lecture et de par son format qui engage littéralement son lecteur/sa lectrice, par son tirage extrêmement limité, la revue peut se concevoir comme une réponse résolument anachronique voire archaïque à l’algorithme et aux applications qui prétendent régler nos vies.

Sur un autre plan, la revue revendique l’ordinaire, l’espace contextualisé, le document, l’objet, la transparence, la transmédialité.

La revue se termine sur une citation transcrite en gravure sur bois de WJT Mitchell. Évoquer la théorie visuelle de Mitchell, iconologue américain contemporain, est une manière d’affirmer la gravure comme espace de liaison et de réflexion à propos du texte, de l’image et de l’abstraction.

C’est le concept d’air de famille forgé par le philosophe Ludwig Wittgenstein qui charpente la citation et finalement toute la revue ; une façon de convier le lecteur à entrer dans la logique de la revue HOLZ : Ne pense pas, regarde plutôt !

Le numéro 2 de la revue s’est aussi ouvert explicitement à la poésie avec la publication de poèmes de Jan Baetens, Claude François et Tom Gutt. Le jeu des liaisons et de l’air de famille invoqués par le numéro 1 sont ainsi étendus à la poésie.

La revue HOLZ#2 est imprimée en jaune et en noir sur un papier japonais 10g. Légèreté et transparence façonnent la lecture de la revue. La transparence tend à modifier le sens des pages au fur et à mesure qu’on les tourne car les pages se modifient visuellement selon le jeu des superpositions. La légèreté des pages transforme le geste ordinaire de la lecture en un geste qui oscille entre la chorégraphie, la performance et le rituel.

Dans ce mouvement inhérent à sa lecture et de par son format qui engage littéralement son lecteur/sa lectrice, par son tirage extrêmement limité, la revue peut se concevoir comme une réponse résolument anachronique voire archaïque à l’algorithme et aux applications qui prétendent régler nos vies.

La revue revendique l’ordinaire, le loisir, l’art contextualisé, le document, l’objet, la transparence, la transmédialité, le jeu de rue, l’abstraction, le visible et le lisible, la radicalité contre la totalité.

La revue se termine sur une citation transcrite en gravure sur bois de Louis I Kahn. Évoquer la conception architecturale de Kahn, architecte moderne, est une manière d’affirmer la revue comme un espace construit à habiter et à partager sur le modèle des jeux urbains des enfants berlinois.

HOLZ#2 est en cours d’impression et sera bientôt disponible. Voici la maquette non-définitive de la revue à l’échelle 1/7

 

La revue, roulée autour d’un carton et tenue par un papier enroulé épais sur lequel est écrit le colophon, est tirée à dix exemplaires numérotés et signés.

Les auteurs

Roby Comblain

Roby Comblain n’est ni complètement graveur ni complètement sculpteur. Plutôt scénographe. Ses gravures, entendues comme des multiples mécaniques, ne sont que le point de départ de son travail. Vient ensuite le moment de mise en espace, au sol ou au mur, et du dialogue avec celui-ci. L’œuvre, vivante, change alors de forme et de fonction (perturbatrice) au gré des expositions.

Olivier Deprez

Bédéiste, Olivier Deprez est  aussi devenu graveur sur bois en dessinant et gravant une adaptation du roman Le Château de Franz Kafka (Frémok, 2003). Depuis il multiplie les images, les rencontres humaines, artistiques et littéraires, les duos, les trios, les collectifs, les expositions, les résidences. En 2005, il s’est installé à Rogues dans les Cévennes.

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