1. L’anneau de Nibelung (Der Ring des Nibelungen) est l’oeuvre-monde de Wagner. 15 heures de théâtre et de musique qui nous transporte de la création du monde à la chute des dieux et l’avènement de la société des hommes. Autour d’un anneau maudit, en compagnie d’un dragon, d’amours impossibles et de héros au destin tragique, Wagner redonne vie à la mythologie nordique et médiévale allemande et préfigure les mondes de la fantasy. Mais supposons un dessinateur qui ne croit pas trop aux prophètes ni aux héros, qui désire rendre ces histoires à leur origine primitive, grotesque, irrévérencieuse. Comme un calque qui aurait bougé : des scènes s’ajoutent, des personnages disparaissent, des traits grossissent, des détails s’effacent, d’autres bouillonnent, et une demi-déesse amputée, abandonnée et trompée décide de bouleverser les plans des dieux et des hommes. Brynhildr est l’histoire de cette femme, racontée par Frédéric Coché en 72 eaux-fortes.
  2. Un Cheikh finlandais en habit traditionnel fuit à vélo, traqué par toutes les polices de Scandinavie - des legos et des suédoises de magazine. En plus de nombreux enfants non reconnus, le cheikh laisse derrière lui quantité de larcins : meurtres de sang froid, vols de portefeuilles, d’alcool, luttes avec sa maîtresse ninja ou accrochage avec un phacochère tueur à gages...
  3. Ils s’appellent Gars et Gus. Ils pourraient s’appeler Coco et Loulou. Bidule et Machin. Truc et Muche ou Pierre et Paul. Il y a un petit gros et un grand maigre. Qu’ils se prennent avec candeur au piège du plus éculé des gags (la bonne vieille peau de banane), qu’ils se fassent du thé ou une omelette, ils semblent n’avoir qu’un but : visiter, revisiter avec humour et élégance les coins, recoins, plis, replis de la bande dessinée. Et c’est tout à fait normal. IIs SONT personnages de bande dessinées.
  4. La revue HOLZ est un espace de dialogue entre le document et l’abstraction, entre la narration et l’absence de narration, entre l’image et le texte, entre la couleur et le noir et blanc, entre la transparence et l'opacité, entre la plasticité et l’iconicité, entre le geste de la gravure et le geste de la lecture. La revue est énumération. D’abord ceci ensuite cela. La revue HOLZ#1 met l'accent sur la liaison entre les images, entre les figures et l'abstraction par le biais du concept d'air de famille proposé par le philosophe Wittgenstein. La revue HOLZ#2 se focalise sur la revue comme habitat et le lecteur comme habitant potentiel en se référant notamment à l'architecture de Louis I Kahn.
  5. Je suis fou. Non, c’est les autres. Non. Nous sommes tous fous ici, sauf moi. Le Chat n’a pas de bouche vous aime beaucoup. Le Chat n’a pas de bouche vous sourit. Le Chat n’a pas de bouche a séduit les filles, les garçons, ceux qui n’avait pas de tête, pas de nom, ceux qui avait toute leur raison. DoubleBob, c’est lui, qui fait des petits dessins, des petits miquets qui prolifèrent sous le crâne et sous la peau comme des souris. Le Chat n’a pas de bouche vous attrape et vous happe comme une souris. Le Chat n’a pas de bouche
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