1. Ils s’appellent Gars et Gus. Ils pourraient s’appeler Coco et Loulou. Bidule et Machin. Truc et Muche ou Pierre et Paul. Il y a un petit gros et un grand maigre. Qu’ils se prennent avec candeur au piège du plus éculé des gags (la bonne vieille peau de banane), qu’ils se fassent du thé ou une omelette, ils semblent n’avoir qu’un but : visiter, revisiter avec humour et élégance les coins, recoins, plis, replis de la bande dessinée. Et c’est tout à fait normal. IIs SONT personnages de bande dessinées.
  2. La revue HOLZ est un espace de dialogue entre le document et l’abstraction, entre la narration et l’absence de narration, entre l’image et le texte, entre la couleur et le noir et blanc, entre la transparence et l'opacité, entre la plasticité et l’iconicité, entre le geste de la gravure et le geste de la lecture. La revue est énumération. D’abord ceci ensuite cela. La revue HOLZ#1 met l'accent sur la liaison entre les images, entre les figures et l'abstraction par le biais du concept d'air de famille proposé par le philosophe Wittgenstein. La revue HOLZ#2 se focalise sur la revue comme habitat et le lecteur comme habitant potentiel en se référant notamment à l'architecture de Louis I Kahn.
  3. Je suis fou. Non, c’est les autres. Non. Nous sommes tous fous ici, sauf moi. Le Chat n’a pas de bouche vous aime beaucoup. Le Chat n’a pas de bouche vous sourit. Le Chat n’a pas de bouche a séduit les filles, les garçons, ceux qui n’avait pas de tête, pas de nom, ceux qui avait toute leur raison. DoubleBob, c’est lui, qui fait des petits dessins, des petits miquets qui prolifèrent sous le crâne et sous la peau comme des souris. Le Chat n’a pas de bouche vous attrape et vous happe comme une souris. Le Chat n’a pas de bouche
  4. «À quoi peut bien servir une livre sans images, ni dialogue?»,questionne Alice, l’aventurière du pays des merveilles. Un lapin en gilet rouge, montre en main, se précipite sous son nez. On connaît la suite illustré par John Tenniell ou Walt Disney,Tim Burton ou mille autres. Mais avant cela, à l’origine, il y a les images et les mots de Lewis Carroll. Il y a une après-midi d’été à marquer d’une pierre blanche. Il y a une petite Alice Liddell qui demande à un Charles Dodgson, qui n’est pas encore Lewis Carroll, de faire un livre de l’histoire qu’il a improvisée pour elle. Ce livre originel, ce carnet où mots et images passionnément dialoguent, le voici miraculeusement restitué en français pour restituer une idylle unique.
  5. Un sans abri dort devant la vitrine lumineuse d'une galerie d'art contemporain où, en guise d'œuvres d'art, trônent de petites voitures citadines. Un sans abri (un autre ou le même, cela n'importe pas) déniche dans une poubelle du métro un jouet qui le ramène au temps où son père le faisait rêver d'un royaume doré. Indifférent au monde ou même à son propre compagnon, un homme se passionne pour la décoration de son intérieur et ses vacances au soleil… Les récits courts réunis ici par Eric Lambé, avec la complicité de Carl Roosens, n'ont pas vocation à nous distraire des pans douloureux du réel, mais bien à nous y ouvrir. Avec le scalpel aiguisé de la poésie et de l'humour, avec la froide lucidité et l'intense sensibilité d'un auteur au sommet de son art.
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