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Un livre à délire(s) par Edward Lear


Quel bonheur de lire monsieur Lear, une si drôle et imposante figure, enchanteur du dessin et de la littérature, tant et si bien que l’on pense qu’il est le père du non-sens, et même, pour certains allumés, un héraut de la bande dessinée. Parents, enfants, caïmans géants, ouvrez donc les yeux pour dire : quel bonheur de lire, monsieur Lear !


Statut  : en cours de traduction
Souscription : à l’étude
Parution : 2018
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Né le 12 mai 1812 dans la banlieue de Londres, Edward Lear est mort en Espagne le 29 janvier 1888. Peintre célèbre pour ses représentations d’oiseaux et de paysages, il sera finalement reconnu pour sa poésie, le fameux “nonsense” dont il devient le maître. À 19 ans, il commence à gagner sa vie en dessinant les oiseaux d’un zoo. La qualité de ses illustrations fait si grande impression qu’on le compare à Audubon. Il est embauché par le comte de Derby pour dessiner sa ménagerie personnelle. C’est pour les enfants de ce dernier qu’il compose de rapides dessins légendés qui font le portrait d’êtres et de situations loufoques.
Publié pour la première fois en 1846, sans nom d’auteur comme cela était en usage pour les livres pour enfants, A Book of Nonsense allait pourtant faire la postérité de son auteur. Prolongeant l’imagerie populaire du monde à l’envers, il
ouvre grand le champ de l’imagination et de l’invention linguistique. Le livre est rapidement réédité et son succès durable en fait l’une des influences majeures du
futur créateur d’Alice au pays des merveilles, Lewis Carroll.
Complexé par son physique rondouillard, accablé par l’épilepsie (qu’il surnommait le
Démon), Lear était un original marginal, un écorché qui trouva dans ses travaux du
nonsense le réconfort de l’humour et de l’imagination face aux difficultés de sa vie. Sa reconnaissance littéraire sera telle qu’elle a injustement éclipsé la profonde originalité de sa pratique mêlée de l’écriture et du dessin.
En accordant une large place aux dessins et en optant pour un lettrage manuel, Un livre a-sensé, l’édition réalisée par Rackham en 2009 saluait un immense dessinateur et invite à voir en Edward Lear, à l’instar d’un Töpffer, un des grands précurseurs de la littérature graphique.
Neuf ans plus tard, 130 ans après la disparition de l’auteur, il sera grand temps de continuer à redécouvrir son oeuvre. Ce second volume sera comme le précédent traduit par un amateur éclairé, le professeur A et lettré par l’illustre Amandine Boucher aux doigts de fée.

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